"Malheur a celui qui s'est tu parce qu'il croyait parler dans le désert"
Balzac
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Après sept mois d'études scientifiques, Ottawa estime avoir assez d'informations pour procéder à des essais cliniques d'un traitement controversé contre la sclérose en plaques.
La ministre de la Santé Leona Aglukkaq a annoncé, mercredi, que le gouvernement fédéral financerait des premiers essais cliniques d'un traitement contre la sclérose en plaques qui traite les patients en débloquant leurs veines cervicales.
«Notre gouvernement a été clair à l'effet que nous étions prêts à préparer des essais cliniques, mais seulement lorsque nous aurions suffisamment d'information médicale et scientifique pour appuyer le fait que nous procédions de façon sécuritaire», a plaidé la ministre, en point de presse au Parlement.
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La théorie Zamboni mise à l'épreuve à Sherbrooke
| Véronique Larocque La Tribune |
(SHERBROOKE) À 42 ans, la Magogoise Isabelle Tremblay, atteinte de sclérose en plaques, n'avait aucune envie de voir sa condition physique dégénérer et de se réveiller un matin en chaise roulante. Il y a trois semaines, elle a pris la route des États-Unis afin de subir une opération, non offerte au Canada, selon le traitement expérimental du docteur italien Paolo Zamboni, sur lequel se penche actuellement une équipe de trois spécialistes du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).
Depuis qu'elle a subi cette opération qui vise à dilater les veines du cou et du dos pour débloquer des occlusions veineuses, Isabelle Tremblay a vu sa vie changer.
« Je ne suis plus fatiguée. Je suis capable de marcher sans canne. Je n'ai plus de douleurs », énumère, avec joie, celle qui a reçu son diagnostic de sclérose en plaques il y a quatre ans.
« La théorie Zamboni présuppose que les gens atteints de sclérose en plaques ont plus de scléroses veineuses que les personnes non atteintes », décrit René Mckay, directeur général de l'Association de la sclérose en plaques de l'Estrie.
En d'autres mots, ces personnes auraient plus de veines bloquées.
Par le biais de leurs recherches, le Dr Albert Lamontagne, le Dr François Belzile et la Dr Neda Theranipour tentent de valider ou d'infirmer cette théorie. Pour ce faire, ils ont observé cet élément chez 65 personnes atteintes de sclérose en plaques et chez tout autant de personnes non atteintes.
Texte complet dans La Tribune de mardi.
www.latribunesurmonordi.ca
Qu'est-ce que la CCSVI ?
L'insuffisance cérébrospinale veineuse chronique est une condition dans laquelle le sang provenant du cerveau et de la moelle épinière, rencontre des difficultés pour aller jusqu'au cœur. Cela est dû à des sténoses (un rétrécissement) dans les veines qui drainent le cerveau et la moelle épinière. Le sang met plus de temps à revenir vers le cœur, et il peut montrer des reflux dans le cerveau et la moelle épinière, où encore causer des œdèmes, des échappements de cellules sanguines et de fluides à l'intérieur du fragile tissu cérébral.
Le sang peut stagner trop longtemps dans le cerveau, se diffusant lentement. Le sang privé d'oxygène provenant de la tête, met plus de temps pour circuler. Ceci peut provoquer un manque d'oxygène (hypoxie) dans le cerveau. Le plasma et le fer contenu dans le sang se déposent dans le tissu cérébral, ce qui est également très néfaste.
Lire:
Introduction à la sclérose en plaques d'origine veineuse
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